La Préparation Militaire Parachutiste (PMP) est sans doute la préparation militaire la plus intense et la plus marquante accessible aux civils. Pendant 12 jours, les participants plongent dans l'univers des Troupes Aéroportées (TAP) et, si les conditions le permettent, réalisent leurs premiers sauts en parachute depuis 400 mètres d'altitude.
Entre instruction militaire au sein d'un régiment de parachutistes et formation technique à l'ETAP de Pau, cette expérience hors du commun représente un véritable tremplin pour quiconque envisage une carrière dans les armées. Voici le récit détaillé de cette aventure, enrichi de conseils pratiques pour les futurs candidats.
Qu'est-ce que la PMP ?
La Préparation Militaire Parachutiste est un stage de 12 jours destiné aux civils désireux de découvrir le monde des Troupes Aéroportées. Organisée par l'armée de Terre et hébergée au sein de régiments parachutistes, la PMP combine une formation militaire fondamentale et un entraînement spécifique aux TAP. À l'issue du stage, les participants validés peuvent réaliser jusqu'à deux sauts en parachute depuis un aéronef militaire à 400 mètres d'altitude.
Il est important de distinguer la PMP d'autres dispositifs. Le brevet obtenu à l'issue de la PMP est le brevet prémilitaire de parachutiste, et non le BPM (Brevet Parachutiste Militaire) qui nécessite six sauts. La PMP reste néanmoins une expérience exceptionnelle, reconnue et valorisée dans tout parcours de candidature militaire.
Ce qu'il faut retenir sur la PMP
- Accessible aux civils : pas besoin d'être en école militaire, même si certains participants en viennent (moins d'un tiers en général)
- Sessions limitées : environ 2 à 4 PMP sont organisées chaque année sur le territoire
- Deux phases distinctes : vie au régiment (environ une semaine) puis instruction à l'ETAP de Pau
- Saut non garanti : la réalisation des sauts dépend de la disponibilité des aéronefs et de la météo
- Gratuit : le stage est entièrement pris en charge par l'armée de Terre
Attention : renseignez-vous par vous-même
De nombreux conseillers CIRFA ont une connaissance assez vague du contenu précis de la PMP. Certains confondent la PMP avec d'autres préparations militaires ou n'en connaissent pas les modalités exactes. Faites vos propres recherches avant de vous rendre au CIRFA, et n'hésitez pas à préciser exactement ce que vous recherchez : la Préparation Militaire Parachutiste, avec instruction TAP et sauts.
Comment s'inscrire à la PMP
Le processus d'inscription à la PMP passe obligatoirement par le CIRFA (Centre d'Information et de Recrutement des Forces Armées) le plus proche de votre domicile. Voici les étapes à suivre pour maximiser vos chances d'obtenir une place.
Les étapes d'inscription
Rendez-vous dans votre CIRFA et exprimez clairement votre intérêt pour la PMP spécifiquement. Précisez que vous souhaitez la Préparation Militaire Parachutiste avec sauts, et non une simple PMD (Préparation Militaire Découverte) ou PME (Préparation Militaire Encadrement).
Vous devrez passer une visite médicale dans un Centre de Sélection et d'Orientation (CSO). Le certificat médical doit mentionner explicitement l'aptitude TAP (Troupes Aéroportées). Sans cette mention, votre candidature ne sera pas recevable.
En complément de la visite au CSO, une radiographie complète du rachis (colonne vertébrale entière) est obligatoire. Cette radiographie doit être réalisée dans un cabinet de radiologie civil, à vos frais. C'est un document indispensable : sans lui, vous serez renvoyé chez vous le jour de l'incorporation.
Comptez un délai de 3 à 6 mois minimum entre votre inscription et le début du stage. Les places sont limitées et les sessions peu fréquentes. Patience et anticipation sont de mise.
Conseils pour l'inscription
- Anticipez la radiographie : prenez rendez-vous dès que possible, les délais en radiologie peuvent être longs
- Gardez tous vos documents : certificat CSO avec mention TAP + radiographie du rachis
- Relancez régulièrement votre CIRFA pour connaître les prochaines dates de PMP disponibles
- Commencez l'entraînement physique dès votre inscription, vous aurez besoin de plusieurs mois de préparation
Semaine 1 : La vie au régiment
La première phase de la PMP se déroule au sein d'un régiment de parachutistes. Dans le cas décrit ici, il s'agissait du prestigieux 1er RCP (Régiment de Chasseurs Parachutistes), basé à Pamiers dans l'Ariège. Cette première semaine constitue une véritable immersion dans la vie militaire quotidienne, entre instruction, sport intensif et découverte des traditions parachutistes.
Jour par jour au régiment
L'aventure commence un dimanche par l'arrivée au régiment. Les stagiaires découvrent leurs chambrées, font connaissance avec les autres participants et reçoivent leur premier repas sous forme de ration de combat froide. L'ambiance est à la fois excitante et intimidante : les murs du casernement rappellent l'histoire des paras français, et l'on réalise vite que les prochains jours seront tout sauf ordinaires.
La journée débute tôt avec l'apprentissage des bases de la vie en caserne. Au programme :
- Lit au carré (ou lit batterie) : l'art de faire son lit selon les standards militaires, avec des draps au cordeau
- Distribution de l'équipement : treillis, rangers, chapeau de brousse, sac à dos militaire
- Premiers cours d'ordre serré (exercices de marche en formation) et apprentissage des chants militaires
- Premier contact avec le sport TAP : course à pied, pompes, gainage
Les journées s'intensifient avec un programme chargé alternant théorie et pratique :
- Présentation des armes : HK 416F (fusil d'assaut standard), FN Minimi (mitrailleuse légère), SCAR H-PR (fusil de précision), et même la redoutable 12.7 mm
- Démontage/remontage du FAMAS FELIN : exercice chronométrique et technique, un classique de l'instruction
- Cours en salle : grades et hiérarchie militaire, topographie et lecture de carte, organisation du régiment, parcours de carrière dans les TAP
- Présentation véhicule : découverte du VBMR-L Serval, le nouveau blindé léger des forces terrestres
- Sport intensif (1 à 2 séances par jour) : footing, pompes, tractions, corde lisse, parcours d'obstacles
La deuxième moitié de la semaine est consacrée aux activités de terrain :
- Marche de 5 km en tenue et rangers, avec sac à dos
- Bivouac en campagne : installation du campement, postes de combat, tours de garde
- Dégustation de rations de combat : plats lyophilisés, biscuits de survie et... surprises culinaires
- Simulateur de tir SITTAL : entraînement au tir sur simulateur numérique
- Visite du musée du régiment : plongée dans l'histoire des parachutistes français
- Course d'orientation : parcours avec 20 balises à retrouver en terrain naturel
- Activités sportives variées : exercices dans la boue avec rondins et brancards, volleyball, initiation à la boxe
La semaine au régiment se conclut par les épreuves physiques de qualification au saut. Ces tests déterminent qui sera autorisé à sauter à l'ETAP. Les barèmes à atteindre :
- 4 km en moins de 24 minutes
- 8 pompes réglementaires
- 20 squats
- 30 abdominaux
- 15 secondes de suspension à la barre (menton au-dessus)
- Grimper de corde à 3 mètres
Les barèmes physiques sont accessibles à toute personne correctement entraînée : la quasi-totalité des stagiaires les valide. Le vrai danger, c'est la blessure accidentelle durant les activités annexes. Lors de la session décrite, un stagiaire a été déclaré inapte au saut après une luxation de l'épaule survenue lors de l'initiation à la boxe. L'objectif premier est de sauter : protégez-vous pendant les activités secondaires.
Semaine 2 : L'ETAP de Pau
Après une semaine d'instruction au régiment, les stagiaires prennent la direction de Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques, pour rejoindre l'ETAP (École des Troupes Aéroportées). C'est ici que tout se joue : l'instruction technique au saut et, si les conditions le permettent, les sauts eux-mêmes.
L'ETAP est le lieu de passage obligé de tous les parachutistes militaires français. S'y retrouvent simultanément des unités de tous horizons : régiment d'infanterie, génie, artillerie, mais aussi des gendarmes, et parfois même des opérateurs du 1er RPIMa (forces spéciales). Pour les stagiaires PMP, c'est un spectacle impressionnant que de côtoyer ces professionnels aguerris.
L'instruction au saut
La journée commence par un briefing en amphithéâtre réunissant l'ensemble des unités présentes. Les stagiaires PMP se retrouvent aux côtés de parachutistes du 8e RPIMa, du 17e RGP, d'officiers de gendarmerie et d'autres unités. S'ensuit l'instruction technique :
- Contrôle des parachutes : vérification dorsale et ventrale, procédures de pliage et de rangement
- Apprentissage du roulé-boulé : la technique d'atterrissage qui protège le corps à l'impact au sol
- Simulation en maquette grandeur nature : reproduction de l'intérieur d'un aéronef, de l'embarquement à la sortie
L'instruction s'intensifie avec des exercices de plus en plus réalistes :
- Suspension à 2 mètres de hauteur : simulation de la sensation en vol sous voile, gestion de la direction et des commandes
- Procédures en vol : orientation, réactions aux incidents, gestion des cas d'urgence
- Tour de saut : la validation finale se fait depuis une tour de 15 mètres de hauteur. Les stagiaires doivent exécuter la procédure complète de saut. Trois tentatives sont accordées pour valider. Certains groupes passent par l'agrée de synthèse, un exercice équivalent combinant toutes les compétences
Qui croise-t-on à l'ETAP ?
L'ETAP accueille simultanément de nombreuses unités pour leurs brevets et recyclages. Lors de la session décrite, les stagiaires PMP ont côtoyé :
- Des chasseurs parachutistes du 1er RCP
- Des soldats du 8e RPIMa (Régiment Parachutiste d'Infanterie de Marine)
- Des sapeurs du 17e RGP (Régiment du Génie Parachutiste)
- Des officiers de gendarmerie en qualification TAP
- Des opérateurs du 1er RPIMa (forces spéciales)
C'est une expérience unique de voir la diversité des unités TAP françaises rassemblées en un même lieu.
Le suspense : quand les sauts sont compromis
C'est un aspect que l'on ne mesure qu'une fois sur place : les stagiaires PMP sont en dernier ordre de priorité pour les vols. Les unités qui passent leur Brevet Parachutiste Militaire (BPM) ont la préséance, et les aéronefs militaires sont avant tout dédiés aux missions opérationnelles. Ce constat a frappé de plein fouet les stagiaires d'une session récente au 1er RCP de Pamiers.
Alors que l'instruction technique à l'ETAP touchait à sa fin, une nouvelle est tombée comme un couperet : le CASA CN-235 prévu pour les sauts devait finalement partir plus tôt que prévu. D'autres unités n'avaient pas terminé leurs sauts de brevet, repoussant la PMP hors du créneau. Les cadres, aussi déçus que les stagiaires, ont dû annoncer que les sauts étaient annulés.
Les casques de saut ont été rendus. La section, qui avait passé dix jours à se préparer pour ce moment, s'est retrouvée sur la zone de saut à regarder les parachutistes d'autres unités atterrir, de l'autre côté des barrières de sécurité. Une frustration difficile à décrire.
Pourtant, le lendemain matin, coup de théâtre : l'avion ne partait finalement plus. Deux sauts ont été reprogrammés dans la journée — le premier à 8h00, le second à 14h00. L'explosion de joie des stagiaires a été à la mesure de la déception de la veille.
Ce retournement de situation illustre parfaitement la réalité de la vie TAP : rien n'est jamais acquis, tout peut basculer à la dernière minute. Pour les futurs candidats pilotes, c'est une leçon précieuse. La gestion de l'incertitude, la capacité à rester mobilisé malgré les déconvenues, font partie intégrante du métier. Comme le résumait un sergent ce jour-là : « Je vous avais dit que la vie d'un para était faite d'imprévus. »
Ce témoignage met en perspective les statistiques : sur les huit dernières sessions de PMP connues, deux ont permis deux sauts, une seule a vu un unique saut, et cinq n'ont comporté aucun saut. Partir en PMP, c'est accepter cette part d'incertitude — et cela rend l'expérience d'autant plus forte quand les sauts ont lieu.
L'expérience du saut : entre appréhension et euphorie
Avant de décrire le saut lui-même, il est essentiel de poser un constat important : sauter n'est pas garanti. Les contraintes logistiques et météorologiques sont réelles, et les statistiques parlent d'elles-mêmes.
Les sauts ne sont pas garantis
Sur les 8 dernières sessions de PMP, seules 2 ont vu leurs stagiaires réaliser 2 sauts, une seule a permis un unique saut, et 5 sessions n'ont comporté aucun saut. Les raisons : indisponibilité des aéronefs militaires (mobilisés pour des missions opérationnelles), conditions météorologiques défavorables, ou contraintes de calendrier. Il faut donc accepter cette incertitude avant de s'engager dans la PMP.
Le premier saut
Pour ceux qui ont la chance de sauter, l'expérience est gravée à vie. Voici le déroulement tel qu'il a été vécu par les stagiaires.
L'aéronef utilisé est le CASA CN-235, un avion de transport tactique. Les stagiaires embarquent équipés d'un parachute dorsal de 15 kg et d'un parachute ventral de secours de 7 kg, soit plus de 22 kg sur le dos. Quatre moniteurs vérifient chaque équipement individuellement avant le départ vers le tarmac. Dans la carlingue, l'ambiance est électrique. Les moteurs vrombissent, les visages se ferment, chacun gère la pression à sa façon. Un stagiaire a relevé 188 battements par minute sur sa montre connectée au moment du feu rouge.
Le déroulement est millimétré :
L'avion atteint les 400 mètres d'altitude. Le feu rouge s'allume à l'intérieur de la carlingue. Les largueurs procèdent aux derniers contrôles. La tension monte d'un cran.
Les 30 dernières secondes s'égrènent. Les stagiaires se lèvent, s'accrochent à la sangle d'ouverture automatique (SOA), et se préparent mentalement. Le cœur bat à tout rompre.
Le feu vert s'allume, accompagné d'une alarme sonore. C'est le signal. Pour ce premier saut dit « en position », chaque stagiaire donne son harnais au largueur, se place à la porte de l'appareil en la saisissant des deux mains, le regard vers l'horizon. La tape dans le dos du largueur signifie « Go ». Les sauteurs s'élancent les uns après les autres, happés par le vide.
Le sauteur compte mentalement : « 331, 332, 333 ». Trois secondes de chute libre avant l'ouverture automatique de la voile. Si au-delà de ce décompte rien ne se passe, c'est qu'il faut envisager le parachute ventral de secours — mais le cas reste extrêmement rare. Puis le choc de l'ouverture, et soudain... le silence. Le contraste est saisissant : quelques secondes plus tôt, le vacarme des turbopropulseurs emplissait tout l'espace. Maintenant, plus rien. Juste le calme, le souffle du vent dans les suspentes, et une vue imprenable sur les Pyrénées.
Sous voile, le parachutiste contrôle sa direction et prépare son atterrissage. Le sol se rapproche, les repères visuels s'agrandissent. Au moment du contact, c'est le roulé-boulé : la technique apprise à l'ETAP permet d'absorber le choc. Puis viennent le repliage du matériel, le ralliement au point de regroupement et le débriefing.
Le second saut
Le deuxième saut se fait "au numéro" : les parachutistes sont appelés par leur numéro et sautent sans temps d'arrêt à la porte. La procédure est plus rapide, plus fluide. La maîtrise technique s'affirme, l'appréhension laisse place à une forme de contrôle. Et pourtant, le frisson reste intact. Chaque saut est unique, chaque descente offre un spectacle différent sur les paysages pyrénéens.
Vidéo : Le saut en parachute militaire
Cérémonie et fin du stage
La PMP se conclut par des moments solennels et chargés d'émotion qui ancrent définitivement l'expérience dans la mémoire des participants.
La remise des insignes et des brevets se déroule directement sur la zone de ralliement, encore imprégnés de l'adrénaline des sauts. Le brevet prémilitaire de parachutiste est un document officiel à conserver précieusement. Pour ceux qui n'ont pas pu sauter, l'attestation de participation reste un élément valorisant dans tout dossier de candidature militaire.
Rencontre avec l'Histoire
Avant de quitter l'ETAP, les stagiaires visitent le musée de l'école — un lieu chargé d'histoire qui retrace l'épopée des parachutistes français depuis la Seconde Guerre mondiale. Lors d'une session récente, les stagiaires ont eu le privilège de rencontrer un ancien colonel de 90 ans, vétéran du saut sur Suez en 1956. Un monument vivant de l'histoire des TAP, qui a partagé son expérience avec une générosité remarquable. Ce type de rencontre ancre la PMP dans une dimension qui dépasse le simple stage : c'est le fil de la transmission entre générations de parachutistes.
La montée des couleurs : un final solennel
De retour au régiment, les stagiaires procèdent au nettoyage final des locaux et à la restitution du matériel. Mais une surprise de taille les attend parfois : la participation à la montée des couleurs du régiment. Lors de la session au 1er RCP, la capitaine de la compagnie d'accueil a proposé que les stagiaires PMP soient intégrés à la cérémonie du lendemain matin, aux côtés de l'ensemble du régiment.
Imaginez la scène : une trentaine de jeunes en chapeaux de brousse, mêlés dans les rangs à plusieurs centaines de bérets rouges sur la place d'armes. Les compagnies défilent en chantant, le colonel prononce son discours — ce jour-là, il a rappelé que la veille marquait le 70e anniversaire du début de la bataille de Diên Biên Phu (13 mars 1954), page majeure de l'histoire des parachutistes français. Puis La Marseillaise, entonnée par tout le régiment lors de la levée du drapeau. Un moment de frissons qui grave la PMP dans la mémoire pour longtemps.
La montée des couleurs au sein du régiment, au milieu de centaines de parachutistes professionnels, constitue pour beaucoup de stagiaires l'un des moments les plus marquants de l'ensemble du stage, au même titre que le premier saut. C'est un rappel puissant de ce que signifie servir sous les armes.
Pourquoi la PMP est pertinente pour les futurs pilotes
Un atout majeur pour vos candidatures
- Courage physique démontré : sauter d'un avion à 400 m est une preuve concrète de votre capacité à gérer le stress et à dépasser vos limites
- Esprit d'initiative : avoir recherché et suivi la PMP de votre propre chef montre une démarche proactive et motivée
- Connaissance du milieu TAP : dans les entretiens de motivation (EOPN, EOPAN, ALAT), pouvoir parler de l'expérience des paras avec vécu est un avantage considérable
- Discipline et rigueur : les qualités développées pendant la PMP (respect des procédures, attention au détail, résistance à la fatigue) sont exactement celles attendues en formation pilote
- Dépassement de soi : la PMP pousse chaque participant au-delà de sa zone de confort, une qualité essentielle pour tout futur pilote militaire
- Culture militaire : 12 jours d'immersion au sein des TAP apportent une compréhension intime du fonctionnement des armées, précieuse lors des sélections
Que vous visiez l'Armée de l'Air et de l'Espace, l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT) ou l'Aéronautique Navale, la PMP est un élément différenciateur fort dans votre dossier. Elle démontre de manière tangible votre engagement et votre détermination, bien au-delà de ce que peut exprimer un simple entretien.
Conseils pratiques pour les futurs stagiaires
Préparation physique (commencez MOIS avant le stage)
- Course à pied : visez un rythme inférieur à 6 min/km sur 4 km minimum, et travaillez progressivement la distance jusqu'à 8-10 km
- Pompes : le barème demande 8, mais visez 30+ pour être à l'aise lors des séances quotidiennes
- Tractions : indispensables pour la corde et de nombreux exercices TAP, visez au moins 5 tractions strictes
- Grimper de corde : si vous avez accès à une corde, entraînez-vous spécifiquement. Le grimper est technique autant que physique
- Gainage et abdominaux : le socle de toute la condition physique militaire, travaillez-les quotidiennement
- Endurance générale : les journées sont longues et physiques, une bonne base cardio-vasculaire est votre meilleur atout
Conseils logistiques et pratiques
- Apportez votre radiographie du rachis : c'est LE document indispensable. Sans lui, retour immédiat à la maison
- Protégez-vous des blessures : vous êtes là pour sauter, pas pour vous prouver lors du match de boxe. Un stagiaire de la session décrite a été déclaré inapte après une luxation de l'épaule lors de l'initiation boxe
- Dormez quand vous le pouvez : le planning est exigeant et les réveils sont matinaux. Chaque heure de sommeil compte
- Les rations de combat sont meilleures qu'elles en ont l'air : abordez-les avec curiosité plutôt qu'avec méfiance
- Ne vous découragez pas si vous ne sautez pas : rappelons que 5 des 8 dernières sessions n'ont pas comporté de saut. L'instruction militaire et l'expérience TAP restent extrêmement enrichissantes
- Prenez des notes mentales : tout ce que vous vivez sera du matériel précieux pour vos futurs entretiens de motivation
Les pièges à éviter
- Arriver en mauvaise condition physique : même si les barèmes sont accessibles, le rythme quotidien est intense et une mauvaise condition physique transforme l'expérience en calvaire
- Oublier un document administratif : radiographie du rachis, certificat CSO avec mention TAP, pièce d'identité... vérifiez tout avant le départ
- Se blesser bêtement : gardez toujours en tête l'objectif final (le saut) et mesurez les risques des activités annexes
- Surestimer ses capacités : l'humilité et l'écoute des cadres sont essentielles, ils sont là pour votre sécurité
Bilan : une expérience qui change une vie
La Préparation Militaire Parachutiste n'est pas un simple stage. C'est une expérience transformatrice qui comprime en 12 jours ce que beaucoup ne vivront jamais : la rigueur militaire, la camaraderie des armes, le dépassement de soi et, pour les plus chanceux, le frisson inégalable du saut en parachute.
Que l'on saute ou non, la PMP laisse une empreinte durable. Elle forge le caractère, révèle les limites et apprend à les repousser. Pour les candidats aux sélections de pilote militaire, elle représente un atout concret et une expérience fondatrice qu'aucun livre ni aucune vidéo ne peut remplacer.
Si l'aventure vous tente, n'attendez pas : les places sont rares, les sessions peu fréquentes, et la préparation physique demande du temps. Commencez vos démarches dès maintenant.
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